Jeudi 2 juillet, avant de profiter de la guinguette, près de 150 personnes sont venues découvrir Gruchet-le-Valasse à l’occasion de la balade proposée par la Ville en périphérie du bourg.
Nous avons fait plusieurs arrêts afin de présenter certains lieux. Parce que certains d’entre vous nous l’ont demandé, voici ci-après ce qui a été dit lors de la balade :
GRUCHET-LE-VALASSE
Formée en 1830 par la fusion des paroisses de Gruchet (le bourg) et du Valasse (l’abbaye et ses terres), elle compte 3 162 habitants (recensement de la population 2022) que l’on nomme les Gruchetain(e)s, et 1 375 logements.
Son territoire de 1 420 hectares accueille commerces, entreprises, quartiers pavillonnaires, forêts et prairies.
ÉGLISE SAINT THOMAS BECKET
Cette église a été bénite le 3 décembre 1896 par Monseigneur l’Archevêque de Rouen. Elle succède à l’ancienne église qui datait probablement d’avant la Renaissance et qui a été détruite.
L’abside (construction de forme arrondie derrière le chœur), le chœur, et le transept (la nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et qui lui donne ainsi la forme symbolique d’une croix latine) datent de la Renaissance.
Elle est parée de 19 magnifiques vitraux.
Saint Thomas Becket né à Londres vers 1117, est venu en France pour enrichir ses connaissances ecclésiastiques. Suite à des rapports très tendus d’avec Henri II d’Angleterre, il est assassiné le 11 décembre 1170. Canonisé le 21 février 1173 par le pape Alexandre III qui le considère comme un martyr et fut l’objet d’un culte populaire.
À noter que la statue de Saint Thomas (sur la toiture au-dessus du chœur) est orientée vers le château des Genêts, fief de la famille Desgenétais, bienfaitrice de l’église de Gruchet-le-Valasse).
CHAMPIGNONNIÈRE
La carrière est creusée dans une roche calcaire contenant de nombreux rognons de silex. Elle se présente sous forme de galeries au sol horizontal.
La surface totale au sol est de l’ordre de 4 000 m².
Le volume total est de l’ordre de 10 000 m3.
La température de l’air varie peu autour de 12°.
L’épaisseur de terre au-dessus des galeries varie de 10 à 20 m.
Au milieu du XIXe siècle, c’était un four à chaux (à base de pierre calcaire). La carrière extérieure d’extraction subsiste.
En 1980, un projet de champignonnière est rapidement abandonné.
En 1983, Claude Laplace, maire de Gruchet-le-Valasse à l’époque, souhaite que cette carrière devienne un abri antiatomique qui aurait pu abriter 1 500 personnes pendant 5 jours. Ce projet, estimé trop coûteux pour les finances communales ne sera pas réalisé.
Aujourd’hui la carrière que l’on continue d’appeler « champignonnière » est fermée au public. Seule une association de sauvegarde des chauves-souris vient répertorier les quelques espèces protégées qui y vivent.
REBOISEMENT LISIÈRE DE LA FORÊT
En décembre 2026, une trentaine de personnes volontaires a participé au reboisement de la lisière de la forêt pour y planter 600 futurs arbres sur 3 niveaux.
Que des essences locales : merisiers, châtaigniers, fusains, bouleaux… Ces jeunes pousses d’arbres ont été tuteurées et habillées d’un grillage de protection contre le gibier.
STÈLE DANS LA FORÊT
Nous sommes dans le bois de la Fernague.
Il s’agit de la stèle commémorative de Paul Revet, qui était un jeune avocat stagiaire attaché au Parquet du Havre.
Le dimanche 19 avril 1936, après le déjeuner, comme d’habitude, il promène son chien dans le bois de Gruchet. Il décède ici, subitement, terrassé par une embolie. À la maison, où sa famille attendait, c’est le chien qui revint seul annoncer la mort de son maître… Il avait 22 ans.
Sa mère, Louise Revet née Robert et sa grand-mère, habitant Gruchet-le-Valasse, ont fait élever cette stèle commémorative. Paul Revet a été inhumé dans le cimetière de Gruchet-le-Valasse.
CIMETIÈRE COMMUNAL
Il s’étale sur 9 544 m² ; Il a 3 entrées dont une pour les véhicules et les 2 autres pour les piétons dont PMR.
Notre cimetière a subi de nombreux travaux d’embellissement : talus bâchés et végétalisés, allées goudronnées, engazonnement à pousse lente, aménagement du jardin du souvenir et de la zone de colombarium…
JARDIN PUBLIC
Le Jardin public a ouvert en août 1988. En 2006, un pigeonnier y est installé afin de maitriser les naissances de pigeons, via une société spécialisée.
Un aménagement dédié à la petite enfance existe depuis 2021 tout comme les jardins partagés.
ANCIEN ENTREPÔT BRETELLE
Pendant plusieurs années, la société Etablissements Bretelle (papiers peints, revêtements sols et murs) était implantée dans un entrepôt de 900 m² juxtaposé à l’ancien atelier des services techniques et au gymnase Hélène Boucher (au total environ 500 m² conservés pour stocker du matériel et conserver le gymnase).
En 2016, quelques années après le déménagement de la société, l’EPFN achète la friche pour un montant de 270 000 € HT.
Début mars 2026, la démolition du bâtiment « Bretelle » est effective et aura duré jusqu’au 30 avril 2026
La zone est engazonnée donnant ainsi un espace clair et propre à la population en attendant que le projet de construction se finalise.
ÉCOLE LUCIE AUBRAC
Les deux directions de l’école maternelle anciennement Françoise DOLTO et de l’école élémentaire anciennement Hélène BOUCHER ayant fusionné en 2024, il a été décidé de rebaptiser la nouvelle école primaire Lucie AUBRAC. La fille de cette grande résistance, Elisabeth HELFER-AUBRAC a honoré de sa présence l’inauguration le 16/09/2024
HÔTEL DE VILLE
La maison a été fondée en 1885 par le Baron PIERARD, député, pour y faire l’Ecole Maternelle aux enfants du village et des ouvriers de l’Usine DESGENETAIS.
En 1903 fermeture de l’école qui devient un orphelinat de filles, fondé par Sœur LECLERC.
Subsiste, après la guerre la Maison d’Enfants qui fonctionne à plein rendement accueillant jusqu’à une centaine de pensionnaires dont 21 eurasiennes.
Fermeture de l’Etablissement le 30 juin 1978.
Achat par la Ville afin d’y accueillir la mairie en 1980.
En 2022 changement de toutes les huisseries et installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture.
ANCIENNE FRICHE OMYACOLOR
1863 : usine de travail des métaux puis entreprise de production de carbone.
De 2002 à 2008, c’est l’usine OMYACOLOR (fabricant de fournitures scolaires, peintures, craies…) qui s’implante sur ce site de 14 361 m².
2012 : Acquisition du site par la Commune.
En 2024, déconstruction de tous les bâtiments et désamiantage du site.
En mai 2026 les derniers gravats sont évacués.
Début 2027 : en fonction du délai des démarches administratives, des travaux d’ouverture et de modification du tracé de la rivière seront lancés.
JARDINS DE L’INDIGO
En 1843 l’entreprise Fauquet Lemaitre s’y installe ; elle œuvre dans le tissage et l’indiennerie (indienne : tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le XVII e et le XIX e siècle).
De 1856 à 1965, le site industriel devient une blanchisserie – teinturerie (entreprise Stanislas Capelle, entreprise Forthomme, entreprise Thaon puis établissement Gillet-Thaon).
En 1965, la SLIC (Société des Laques Indochinoises et de Caoutchouc) qui fabrique du caoutchouc et des joints automobiles s’y installe jusqu’en 2002.
En 2003, la Ville rachète le site.
En 2024 les travaux du futur aménagement « Les jardins de l’Indigo » débutent.
Pourquoi Indigo ? c’est une couleur certes, mais c‘est aussi une technique d’impression sur coton qui était la spécialité des teintureries de la commune.